Peut-on être incinérer ?

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Au fil des ans, beaucoup se sont interrogés sur la crémation comme méthode d’inhumation. Beaucoup de personnes m’ont fait part de leur interrogation à ce sujet. Dieu l’approuve-t-il ?

Nous pouvons déjà nous demander, qu’est-ce que réellement la crémation  ou incinération, qui vient du mot latin « cremare », est un procédé funéraire qui vise à brûler et réduire en cendres le corps d’un être humain décédé. Le procédé va comme suit : un cercueil est introduit dans le four crématiste à une température de 850 C. À la fin de ce processus, les restes mortels du défunt, les os, sont réduits afin d’obtenir les cendres funéraires, qui sont placées dans une urne funéraire.

La crémation comme norme a été instituée par le bouddhisme et l’hindouisme, cela ne fait pas de cette technique funéraire un amalgame. Les juifs et l’islam interdisent aujourd’hui encore cette méthode. Pourtant les chrétiens d’aujourd’hui, utilisent Genèse 3 : 19 qui dit : « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière ». Qui a raison alors ? Cela est-ce que nous allons voir aujourd’hui.

Comme je n’ai jamais rien trouvé dans la Bible ni dans l’Esprit de prophétie de négatif à propos de la crémation, et comme Saül et Jonathan ont été incinérés avant l’enterrement, cela m’a semblé acceptable.

Il faut voir déjà que le prix à un grand écart. Un enterrement et une sépulture moyens peuvent facilement coûter au minimum 7000 dollars, voire plus, alors que les crémations peuvent être obtenues pour seulement 1000 dollars.

Pourtant, comme nous avons dit plus haut, est-ce que le fait qu’il est connu que certains païens ont incinéré leurs morts au cours des siècles passés pourrait ne pas être approuvé par le Seigneur ?

Nous ne trouvons aucune condamnation de ce phénomène dans les écrits inspirés. Pour toutes ces raisons, le sujet est resté quelque peu mystérieux.

Je crois avoir enfin trouvé une réponse à la question. Examinons d’abord cette affirmation :

« “Ils déposèrent les armes de Saül dans le temple d’Astarté et attachèrent son corps à la muraille de Beth-San, près de Guilboa, non loin du Jourdain.” Ils firent de même pour les cadavres de ses fils, qui, suspendus par des chaînes, allaient être dévorés par les oiseaux de proie. Les courageux habitants de Jabès de Galaad, se rappelant comment, en des années plus heureuses, Saül avait délivré leur ville, donnèrent à ces corps pantelants une honorable sépulture. Ils traversèrent le Jourdain de nuit, enlevèrent de la muraille de Beth-San les cadavres de Saül et de ses fils et revinrent à Jabès, où ils les brûlèrent. Puis ils prirent leurs cendres, les ensevelirent sous le tamaris qui est près de Jabès et jeûnèrent pendant sept jours. Une noble action accomplie quarante ans auparavant valut, à Saül et à ses fils, d’être enterrés par des hommes compatissants à l’heure sombre de la défaite et du déshonneur. »[1]

Nous connaissons tous ce passage qui, à y regarder de plus près, nous dit plusieurs choses :

 

  • Les hommes de Jabesh-gilead auraient pu facilement enterrer les trois corps, mais ils les ont d’abord incinérés avant de les enterrer. Il était évident qu’ils voulaient prévoir un enterrement spécial ; et donc les restes ont d’abord été incinérés.
  • Rien n’indique dans le passage que cette crémation n’aurait pas dû être effectuée. À plusieurs reprises, dans les Patriarches et les Prophètes, Ellen White aborde un sujet et en discute en profondeur ; pourtant, lorsque le sujet de la crémation s’est produit lors de l’enterrement de Saül et de ses deux fils, pas un seul mot négatif n’a été mentionné. Au lieu de cela, seules des choses élogieuses ont été écrites.
  • En récupérant les corps des trois hommes, les hommes de Jabesh-gilead ont « manifesté leur gratitude».
  • Par ce moyen, les hommes ont donné à Saül et à ses deux fils un « enterrement honorable». C’est la preuve la plus solide que la crémation est approuvée par le Ciel.
  • Toute l’action a été faite « par des mains tendres et pleines de pitié». Le service de crémation représentait évidemment un service funéraire à la hauteur de ce qui pouvait être donné de mieux.

 

Voici le deuxième des deux seuls passages de l’Esprit de prophétie qui se réfèrent à l’enterrement de Saül et de ses deux fils :

« Un des premiers soins du nouveau monarque fut d’exprimer sa profonde affection pour la mémoire de Saül et de Jonathan. Apprenant le noble geste des hommes de Jabès de Galaad qui avaient recueilli les restes des héros d’Israël et leur avaient rendu les honneurs de la sépulture, il envoya à Jabès une ambassade avec ce message : “Soyez bénis de l’Eternel, vous qui, par un pieux respect pour Saül, votre seigneur, lui avez accordé la sépulture ! Puisse l’Éternel, en retour, vous témoigner sa bienveillance et sa fidélité ! Moi aussi, je vous ferai du bien puisque vous avez agi ainsi.” »[2]

Si un doute subsiste, nous avons ici une deuxième utilisation de cette remarquable expression, « enterrement honorable ». Elle se trouve dans la seule phrase de ce passage qui parle de la façon dont Saül et ses fils ont finalement été enterrés.

En revanche, considérez le commentaire d’Ellen White sur la mort d’Aaron. Elle parle négativement de l’ostentation et des grandes dépenses consenties pour tant de funérailles aujourd’hui et conclut par ces mots :

« La gloire de Dieu n’entre pour rien dans l’ostentation et les profusions qui accompagnent et caractérisent si souvent le devoir de rendre un mort à la poussière. »[3]

Ainsi, de tout cela, nous apprenons que (1) la crémation, ainsi qu’un service funéraire et un enterrement régulier, sont tous deux honorables aux yeux de Dieu ; mais (2) dépenser inutilement de l’argent pour un enterrement lui déplaît.

(Pour deux exemples d’un type d’enterrement déshonorant, lire Patriarches et prophètes, 495 et 744).

Dieu est Tout-Puissant, il a fait l’homme à partir de la poussière, et l’homme retournera à la poussière (Ecclésiaste 3 : 20). Cela veut dire que l’homme se décomposera et retournera à la matière que Dieu a pu créer l’homme.

Avant de terminer, j’aimerais faire un peu d’histoire. L’Église catholique, pour se différentier d’avec les païens, interdisait la crémation. Ceux qui se faisaient incinérer ne pouvaient être ressuscités et être avec l’âme immortelle. Cela créa donc la peur ou plutôt le refus commun des chrétiens d’aujourd’hui.

Pour terminer, nous pouvons remarquer que la crémation n’est pas décrite dans la bible et dans l’Esprit de Prophétie comme étant néfaste. Cela reste un choix personnel et non une obligation morale et biblique.

 

[1] Ellen White, Patriarches et Prophètes, p.660.

[2] Ellen White, Patriarches et Prophètes, p.678.

[3] Ellen White, Patriarches et Prophètes, p.406.

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