Le Manuel d’Église a tout remplacé ?

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L’église Adventiste du 7e jour nominal met les saintes Écritures comme première croyance fondamentale à leur crédo. Nous pouvons le lire comme suit : « Les saintes Écritures, l’Ancien et le Nouveau Testament sont la Parole écrite de Dieu, communiquée par l’inspiration divine par l’intermédiaire d’auteurs inspirés qui ont parlé et écrit, poussé par le Saint-Esprit. Dieu y a confié à l’humanité la connaissance nécessaire au salut. Les saintes Écritures constituent la révélation infaillible de sa volonté. Elles sont la norme du caractère, le critère de l’expérience, le fondement souverain des doctrines et le récit digne de confiance des interventions de Dieu dans l’histoire.[1] » Cependant, nombreux sont parmi eux, lorsqu’ils ont des doutes ils se réfèrent directement au Manuel d’Église, sans même se soucier de ce que les saintes Écritures disent. Il faudrait maintenant se questionner s’il est réellement correct d’avoir un Manuel d’Église. C’est pour cette raison que cet article touchera ce sujet. 

Tout d’abord, il est important de savoir que la première édition du manuel d’Église est apparue avec les vingt-deux articles des croyances fondamentales, en 1932. Pourtant, George I. Bulter, lors de son 2e mandat comme président de la Conférence générale (1880-1888) était totalement en désaccord. Lisons dans l’Encyclopédie Adventiste du Septième Jour comment la situation s’est déroulée: « La première tentative sérieuse d’un manuel de l’église a été faite en 1882, quand un comité composé de WH Little john, J. O. Corliss et HA St. John ont été nommés par la Conférence générale pour préparer un manuel de l’église, à imprimer d’abord en série pour discussion et critique (13 articles ont été publiés dans la Review and Herald du 5 juin au 28 août 1883). Il couvrait des questions telles que l’organisation des églises; les devoirs des officiers de l’église; l’admission, le transfert et le retrait de membres; épreuves à l’église; et la tenue de réunions d’affaires trimestrielles et des ordonnances. Cependant, la prochaine Conférence générale, en novembre 1883, décida de ne pas publier un manuel de l’église parce qu’il était jugé indésirable de prendre toute mesure qui pourrait être interprétée comme conduisant à une croyance ou une discipline autre que la Bible, ou vers le formalisme, G. I. Butler, président de la Conférence générale, a expliqué les mesures prises, dans un article du Review and Herald (60: 745,27 novembre 1883). »[2] 

Les raisons que Butler avait énumérées constituaient réellement les desseins d’un manuel d’église tel que présenté aujourd’hui.  Nous pouvons remarquer que ce formalisme actuel n’est pas correct. À partir du moment qu’il y a un élément écrit dans ce livre, il doit être considéré comme vérité et ceux qui sont en désaccord avec lui, représente automatiquement les gens apostasiés !

À la page 30 de l’édition 2015, il y a d’écrit les différentes complications qui peut y avoir dans l’église et lisez ce qui est écrit : « Face à des problèmes graves et persistant tels que l’apostasie, le refus d’agir en harmonie avec le Manuel d’Église ou la rébellion contre la fédération, de sérieux efforts sont requis pour éviter l’exclusion ».  Nous voyons que si nous ne respectons pas ce qui est écrit dans le manuel cela équivaut à des problèmes graves voir même l’apostasie et c’est ce que les membres finissent par penser.

De plus, en regardant à la page 25 il est dit : « Une église est organisée par un pasteur consacré sur la recommandation du comité exécutif de la fédération. » Beaucoup pensent que sans la fédération, il n’y a pas d’église. C’est une erreur de penser cela, tout en sachant que les églises ont commencé dans les maisons. « Saluez aussi l’Église qui est dans leur maison. Saluez Épaïnète, mon bien-aimé, qui a été pour Christ les prémices de l’Asie. » (Romains 16 : 5) « Saluez les frères qui sont à Laodicée, et Nymphas, et l’Église qui est dans sa maison. » (Colossiens 4 : 15) « Dieu à une Église. Ce n’est pas la grande cathédrale, ni l’institution nationale, ni les différentes dénominations; c’est le peuple qui aime Dieu et garde ses commandements. “Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.” (Matthieu 18 : 20). Même lorsque le Christ se trouve parmi quelques humbles âmes, il s’agit de son Église, car la présence du Très-Haut et du Saint des saints dont la demeure est éternelle peut seule constituer une Église.[3] » Avec ces textes cités, nous comprenons mieux la signification de ce mot. Ce n’est ni le bâtiment ni l’exécution de la fédération qui fait une église. Cependant, les humbles croyants qui s’assemblent au nom de Jésus.

D’ailleurs, dans le Manuel d’Église, il est montré qu’il est possible de rentrer dans l’Église par le baptême ou par profession de foi. La profession de foi consiste à répondre par l’affirmative les croyances fondamentales de l’Église Adventiste sans passer par les eaux du baptême. Par exemple, si une personne qui était protestant et voudrait être membre de l’Église Adventiste du 7e jour, cette personne peut faire une profession de foi.  Une question peut être posée ici, où trouve-t-on la profession de foi dans la bible ? Nulle part ! En réalité, le Manuel d’Église ne se base pas sur la bible. Par contre, si une personne refuse d’être en harmonie avec ce manuel, il est considéré comme étant rebelle. Quelle absurdité ! Et c’est l’importance accorder à ce livre qui a avait été mise en garde, en 1883 : « Alors que les frères qui ont favorisé un manuel ont toujours prétendu qu’un tel travail ne devait pas être quelque chose comme une croyance ou une discipline, ou avoir le pouvoir de régler des points litigieux, mais devait seulement être considéré comme un livre contenant des conseils à l’aide de ceux qui ont peu d’expérience, mais il doit être évident qu’un tel ouvrage, publié sous les auspices de la Conférence générale, aurait à la fois beaucoup de poids et serait consulté par la plupart de nos plus jeunes ministres. Il façonnerait et moulerait progressivement tout le corps; et ceux qui ne le suivraient pas seraient considérés en désaccord avec les principes établis de l’ordre de l’église. Et, vraiment, n’est-ce pas l’objet du manuel? »

 D’ailleurs, dans Letter 242, page 13 écrit en 1903, Sœur White a écrit que Satan allait faire croire qu’il y aurait eu une grande réforme après sa mort. Cette grande réforme consisterait à rejeter les principes fondamentaux qui avaient soutenu l’œuvre des pionniers. « Une nouvelle organisation serait créée. Des livres d’un nouvel ordre seraient écrits. Un système de philosophie intellectuelle serait introduit. Rien ne pourra s’opposer au nouveau mouvement. » Effectivement, c’est une nouvelle organisation. Que voyons-nous dans le Manuel d’Église ? Les idées et les pensées de la nouvelle organisation. Est-ce que la Trinité et ce que nous avons vu font aussi partie d’entre elles ? Oui. Que faut-il donc faire ? Revenir dans les anciens sentiers puisque c’est Dieu qui avait conduit les pionniers de l’Église Adventiste du 7e jour.

 

[1] E.G. White, Levez vos yeux en haut, page 307

[2] Manuel d’Église, révision 2015, p.161

[3] Encyclopédie adventiste du septième jour, page 264-265, « Manuel de l’Église ».

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