La Conférence des évêques catholiques est l’autorité nationale au sein d’un pays et fonctionne comme l’entité chargée de la politique et de l’enseignement de l’Église catholique romaine. Cet organisme défend des politiques publiques sur des questions nationales ; il rencontre les législateurs et publie ses priorités politiques, qui sont partagées avec les dirigeants locaux et nationaux. Récemment, la Conférence des évêques catholiques de France a publié une déclaration sur la « signification chrétienne du dimanche », qui a été publiée sur le site web officiel de l’Église.
L’article stipulait ce qui suit :
« Le dimanche est pour les chrétiens le « jour du Seigneur », le jour de la résurrection du Christ, le premier jour de la semaine… Par conséquent, la signification du dimanche, pour un chrétien, à travers la célébration de l’Eucharistie à laquelle il est invité, a précédé, au cours des premiers siècles, l’établissement du dimanche comme jour de repos hebdomadaire. »
« La tradition bénie du dimanche comme jour de repos a enrichi la célébration du jour du Seigneur. Prendre congé du travail pour se ressourcer spirituellement, renforcer les liens familiaux et fraternels et prendre le temps de la contemplation est déjà un avant-goût de la joie de la résurrection. »
« L’homme ne se réduit pas à sa dimension économique. La remise en question du dimanche, qui tendrait à en faire un jour comme les autres, risque d’occulter le sens de la vie humaine tel que le Christ nous l’a révélé. »
« Certes, la vie moderne exige des aménagements pour que la vie sociale puisse se poursuivre le dimanche. Ces aménagements ne doivent être envisagés que comme des mesures exceptionnelles qui ne concernent que certains domaines spécifiques : santé, sécurité, transports, loisirs, professions libérales, etc. »
« En préservant pour le dimanche le sens de la célébration de la Résurrection, l’Église affirme sa volonté de permettre aux chrétiens de la vivre dans des conditions favorables. Elle souhaite également servir la société dans son ensemble afin qu’elle trouve un chemin qui rende la vie humaine toujours plus humaine. » (https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/le-dimanche-jour-du-seigneur/372398-la-signification-chretienne-du-dimanche/)
Lorsque l’Église catholique romaine affirme que le repos dominical sert la société et rend la vie plus humaine, son véritable objectif est de faire du dimanche le jour de repos universel pour tous. Les évêques catholiques plaident pour que le dimanche, en tant que sabbat chrétien, soit reconnu et observé par l’ensemble de la société. En présentant le repos dominical comme bénéfique pour les travailleurs, les familles et la stabilité sociale, leur argumentation devient plus attrayante pour les gouvernements et le public, ce qui facilite la promotion d’une législation visant à mettre fin aux activités et au commerce ce jour-là.
Cette insistance renforce l’avertissement prophétique que l’on trouve dans Daniel 7:25 et reflète la position de longue date de l’Église catholique selon laquelle elle a le pouvoir de désigner le dimanche comme jour de repos et de culte à la place du sabbat biblique du septième jour. En promouvant le repos dominical dans la société et en encourageant les personnes et les gouvernements à structurer leur vie et leurs lois autour de la fréquentation de l’église ce jour-là, elle cherche à établir le dimanche comme jour universel de repos et de culte pour tous, élevant ainsi une tradition de l’Église au-dessus du commandement de Dieu.
C’est exactement le genre d’évolution contre laquelle mettaient en garde les prophéties bibliques dans les livres de Daniel et de l’Apocalypse. Le livre La Grande Controverse prédisait également qu’un mouvement allait voir le jour pour promouvoir le dimanche grâce à l’union de l’Église et de l’État, le présentant comme quelque chose de bon pour la société tout en mettant de côté le sabbat biblique du septième jour. Alors que ces signes deviennent de plus en plus visibles autour de nous, la vraie question est la suivante : quand le peuple de Dieu prendra-t-il conscience de ce qui se passe, croira-t-il aux avertissements donnés dans la Bible et dans l’Esprit de prophétie, et partagera-t-il hardiment le message d’Apocalypse 14 avec un monde qui se dirige rapidement vers l’accomplissement de ces prophéties ?
« D’une manière particulière, les adventistes du septième jour ont été placés dans le monde comme des sentinelles et des porteurs de lumière. C’est à eux qu’a été confié le dernier avertissement pour un monde en perdition. Sur eux brille la merveilleuse lumière de la parole de Dieu. Ils ont reçu une mission de la plus haute importance : proclamer les messages du premier, du deuxième et du troisième ange. Il n’y a pas d’autre œuvre d’une telle importance. Ils ne doivent laisser rien d’autre absorber leur attention. » (Testimonies, vol. 9, p. 19).



